Précurseur de l’art éphémère, Gérard Zlotykamien marche droit dans ses bottes. Lorsqu’en 1963, l’état lui achète deux toiles à la Biennale de Paris, il aurait pu céder à l’appel mercantile du circuit galerie-marchands. Né dans la nébuleuse historique du second conflit planétaire, Zloty préfère bombarder ses atomes crochus créatifs dans la rue. Les «éphémères», silhouettes noires rappelant les irradiés d’Hiroshima, sont nées.
Son œuvre fait le tour monde et s’affiche essentiellement dans des lieux voués à la rénovation ou à la destruction. L’osmose entre l’appellation de son art et son mode d’exposition est totale.
Reconnu universellement par ses pairs, Gérard Zlotykamien vit aujourd’hui en région parisienne à l’abri des mondanités artistiques.